La cité de Kali de SHERMAN SEZIBERA: affronter l’inhumain, réparer l’humain

Trente ans après le génocide rwandais, un roman puissant interroge la mémoire, la culpabilité, la filiation et la possibilité du pardon. À travers une fable initiatique hantée par la guerre, La cité de Kali nous place face à une question vertigineuse : comment rester humain quand tout a été détruit ?

Mémoire en flammes, amour en cendres

Le corps des femmes, champ de guerre et de sacrifice

L’échec de l’appel éthique

Mais le soldat, malgré l’émotion, viole quand même. Non par plaisir, mais par habitude, par automatisme, comme si son corps n’était plus relié à sa conscience. Cette scène déchirante pose une question vertigineuse : qu’est-ce qu’un homme qui sait ce qu’il fait, mais le fait quand même ? Que reste-t-il de l’éthique lorsqu’on a désappris à ressentir ?

Mémoire et rédemption : la blessure du temps

La mémoire comme poison ou comme passage

Une filiation réparée : femmes de mémoire, femmes de futur

Une poétique du sacré et de la reconstruction

L’humanité, malgré tout

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimeriez lire également:

*Nue devant des fantômes* : écrire face au silence de l’édition – Nathalie Fredette

Et si le silence éditorial devenait matière à littérature ? Dans *Nue devant des fantômes*, Nathalie Fredette transforme les refus, l’indifférence et l’absence de réponse en un dispositif épistolaire singulier, où l’écriture sert à la fois de catharsis et de critique. À mi-chemin entre l’essai et la fiction, ce texte lucide interroge la place de l’écrivain dans un milieu dominé par des logiques économiques souvent incompatibles avec le geste littéraire, et affirme, malgré tout, la nécessité d’écrire face à l’effacement.

Lire plus

**Les bestioles** ou la lucidité blessée : penser la violence depuis Beyrouth – Hala Moughanie

Comment penser la violence quand elle ne relève plus de l’exception, mais de la répétition ? Dans **Les bestioles**, Hala Moughanie nous confronte à une conscience meurtrie par l’explosion du port de Beyrouth, où la sidération, l’ironie et la lucidité se mêlent jusqu’à frôler la folie. À travers une voix qui doute, accuse et se souvient, le roman interroge ce que signifie rester humain dans un monde où la guerre, visible ou sourde, s’est installée comme horizon permanent. Entre mémoire traumatique et pensée critique, ce texte oblige à repenser la paix, la normalité et la survie même de l’éthique face à la violence.

Lire plus

Contre l’inégalité des vies : écrire pour lutter dans **Cette mort qui n’était pas la leur**- Marie‑Célie Agnant

Inspiré d’un fait réel tragique, **Cette mort qui n’était pas la leur** de Marie‑Célie Agnant explore, par une écriture à la fois poétique et combative, les mécanismes de la violence raciste et de l’inégalité des vies. À travers le deuil, l’amitié et la mémoire, le roman affirme la nécessité d’écrire pour tenir, témoigner et refuser l’effacement de celles et ceux dont la mort dérange l’ordre social.

Lire plus

**Faites vos jeux, rien ne va plus** de Didier Leclair

En 1942, pendant que l’Europe s’embrase, un prince africain négocie dans l’ombre, élégant, rusé, privé de royaume mais jamais de souveraineté. Avec **Faites vos jeux, rien ne va plus**…, Didier Leclair fait entrer la mémoire coloniale sur la scène du polar historique et bouscule notre manière de raconter la guerre.

Lire plus

« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »

Publicité

un Cabinet de conseil juridique et fiscal basé à Ouagadougou au Burkina Faso

Devis gratuit