Analyses littéraires

« Anesthésie générale » de Meissoon Azzaria

Avec Anesthésie générale, Meissoon Azzaria signe un premier roman audacieux et profondément personnel, qui s’inscrit dans une tradition littéraire du questionnement existentiel, tout en y apportant une voix singulière, nourrie de migrations, de deuils et de résistances silencieuses. Ce livre, qui interpelle par sa densité introspective et son écriture précise, laisse en nous une empreinte durable : celle d’une femme qui marche pour ne pas sombrer, qui pense pour ne pas s’effacer.

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« Dancing Queen de Felicia Mihali : Un chant pour les femmes, leurs liens, leurs lutte…

Dancing Queen est un roman nécessaire. Il parle des femmes sans condescendance, sans les enfermer dans des clichés de force ou de souffrance. Il les regarde vivre, aimer, se tromper, se chercher — et surtout, il leur donne la parole. C’est un roman féministe, oui. Mais c’est surtout un roman profondément humain, porté par une écriture magnifique, qui continue de résonner longtemps après la dernière page.

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Volodymyr Vakoulenko : Premiers jours d’occupation. Derniers jours de Volodymyr

Volodymyr Vakoulenko, poète et écrivain ukrainien, a laissé un témoignage d’une intensité rare dans un journal de 36 pages écrit durant les premiers jours de l’occupation russe en 2022. Ce texte, écrit avant sa disparition tragique ( il sera enlevé, torturé et exécuté par les forces russes ), témoigne non seulement d’une situation politique et militaire dramatique, mais aussi d’un combat profondément humain et intérieur. Trois aspects ont retenu mon attention : l’enracinement de l’auteur dans sa terre et son identité, la relation fusionnelle et protectrice avec son fils autiste, et son engagement moral face à la guerre. Pour moi, ce journal est à la fois un document historique, un acte de résistance intime, et une méditation existentielle.

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« L’homme au bout de la corde » de François Barcelo

Un homme qui se lève « pas ce matin », un chapitre nommé Papillon qui bat des ailes avant de déclencher la tempête, et au bout de la corde, littéralement, un destin qui se débat : le nouveau Barcelo s’ouvre comme un piège tendre et cruel, où chaque phrase semble écrite pour faire trébucher le lecteur avec élégance.

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L’enfance du monde de Pierre Ouellet

Un souffle d’origine traverse L’enfance du monde : Pierre Ouellet y fait de l’adolescence non pas un simple passage de la vie, mais un véritable Big Bang intérieur où le langage, le désir et la révolte deviennent forces cosmiques. Dans une prose lyrique et philosophique, il raconte la naissance d’un monde, celui de quatre jeunes des années soixante, mais aussi celui d’un Québec en pleine métamorphose, en montrant comment chaque émotion, chaque geste, chaque mot participe à une Genèse intime et collective.

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Couverture du livre Les nuages du métro

Les nuages du métro de Marine Sibileau

J’aurais pu me morfondre sur ma vie et me dire qu’en fin de compte, à Paris ou à Montréal, ma vie ne valait pas plus qu’une station de métro. Mais, parce que je suis un type avec de l’imagination, j’me suis à m’dire que ma vie, elle, n’était pas pire que celle d’un autre. J’avais

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« J’ai tué le soldat Ryan » : un roman de Françoise Cliche entre mémoire et réconciliation

Une année après « Cimétière avec vue », Françoise Cliche revient avec un nouveau roman, J’ai tué le soldat Ryan, dans lequel elle explore les affres du passé, les ambiguïtés des relations humaines et les mystères du temps qui passe. Cette fois, c’est Gabrielle, une femme sur le point de fêter ses 70 ans, qui nous raconte son histoire. Un jour, elle reçoit une demande d’amitié sur Facebook de la part de son ennemie d’enfance, Élodie Poirier. Ce geste inattendu va faire resurgir en Gabrielle des souvenirs longtemps enfouis et ouvrir la porte à des événements qui, finalement, la libéreront d’un passé qui ne lui a pas toujours été favorable.

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La bêtise insiste toujours : Frédéric Bérard

Fort de ses recherches en droit et en politique, Frédéric Bérard s’attaque dans cet essai à la bêtise contemporaine dans la gestion des affaires publiques. Selon lui, bien que les scientifiques débattent de la possible diminution de notre quotient intellectuel collectif, il est indéniable que la bêtise est de plus en plus visible et influente, envahissant les réseaux sociaux et les sphères politiques. Dans La bêtise insiste toujours, Bérard critique la bêtise sous diverses formes, des projets industriels controversés aux théories du complot et au déni du racisme systémique.

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« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »

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