
La doublure de mes jambes : Andrée-Anne Bergeron
Avec ce recueil, Andrée-Anne Bergeron explore la collision entre l’intime et le monde, offrant une poésie où le corps devient à la fois champ de bataille, refuge et instrument de reconquête.

Avec ce recueil, Andrée-Anne Bergeron explore la collision entre l’intime et le monde, offrant une poésie où le corps devient à la fois champ de bataille, refuge et instrument de reconquête.

Dans Entre miel et fiel, Didier Leclair écrit comme on respire après une longue absence : avec urgence, avec tendresse, avec cette brûlure qui naît de l’exil et de l’amour. Ses poèmes sont des éclats d’âme, des fragments de lumière et d’ombre qui invitent le lecteur à ressentir avant de comprendre.

Dans La fatigue de la haine, Daniel Guénette explore cette zone crépusculaire où la beauté du monde côtoie sa destruction annoncée. Entre célébration fragile et désarroi lucide, ce recueil poétique interroge notre époque avec la délicatesse d’un observateur qui refuse autant la complaisance que le désespoir. À l’heure où les idéaux s’effritent et où les consciences semblent engourdies, le poète propose une méditation élégiaque sur ce qui demeure encore à sauver de l’émerveillement.

Il arrive que la poésie n’adoucisse rien. Qu’elle creuse au contraire, avec une précision d’orfèvre, les entailles de l’enfance, les failles du langage et les silences de l’Histoire. Dans Trop d’enfants sur la Terre, Paul Chanel Malenfant ne cherche ni la consolation ni l’absolution. Il orchestre plutôt un chant grave et sensuel, hanté par la mémoire et traversé de voix — celles des enfants disparus, des poètes aimés, des douleurs tues. Ce recueil, à la fois intime et érudit, tisse une constellation d’échos pour dire ce que vivre coûte, et ce que la beauté sauve.

Les entrailles – Objets dramatiques est bien plus qu’un simple recueil de textes : c’est une résurrection. Pensé de longue date par Claude Gauvreau, figure emblématique de l’avant-garde québécoise et pionnier de l’automatisme, cet ouvrage n’avait jamais vu le jour tel qu’il l’avait imaginé. Ce n’est qu’en 2023, grâce au travail rigoureux de Thierry Bissonnette, écrivain et chercheur passionné de l’œuvre gauvréenne, que le projet original a pu enfin se matérialiser.

Le titre Rupture et avènement résume toute la dynamique du recueil : entre effondrement et élévation, il désigne ce point critique où l’humain bascule de l’ombre vers la lumière. On y lit à la fois la douleur d’un monde fragmenté et l’espérance d’une conscience renouvelée, unifiée, cosmique.
La quatrième de couverture évoque un « cri d’espoir dans le désespoir d’être ». Ce souffle paradoxal évoque Paul Éluard ou René Char, poètes de la lucidité traversée d’espérance. La voix de Lélia Young se place dans la continuité de cette poésie qui ne nie ni la chute ni la lumière, un chant à la fois mystique et cosmologique, proche de Saint-John Perse, Césaire ou Novalis.

La première impression qui me vient en ouvrant le recueil de Sandy est celle d’un manifeste. Non pas un manifeste politique, mais un manifeste poétique d’une intensité rare, qui cherche à embrasser la Totalité. Le « poème-fleuve », forme adoptée ici, épouse parfaitement l’ambition de l’auteur : saisir la totalité de l’expérience humaine, jusque dans ses contradictions les plus aiguës. Ce recueil, présenté comme une suite de « mille poèmes », déploie en réalité un souffle unique, une longue respiration lyrique, continue, qui traverse les paysages de la souffrance et de l’espérance avec une acuité égale.

Dans les yeux de mamans est un recueil à la fois intime et universel, à lire à voix haute, à partager entre générations, à offrir sans raison. Par sa portée interculturelle, sa voix enfantine empreinte de sagesse, et ses images à la fois tendres et éclatantes, ce livre devient un chant d’amour éternel à celles qui, par le sang ou par le cœur, nous ont appris à regarder le monde avec douceur.

Titulaire d’une maîtrise en études littéraires, Marc-Olivier Lavoie est ce que l’on appelle un homme du milieu. Discret mais présent, il explore les représentations du territoire de la Côte-Nord.

Plonger dans le premier recueil publié d’un auteur, enseignant de philosophie, dont la relation avec l’écriture et les réalités existentielles, qu’elles soient palpables ou métaphysiques, est profonde. Je suis donc entrée dans ce texte en supposant que j’y trouverais non seulement une thématique, celle de l’épreuve dans la maladie (ici la sclérose en plaques), mais
« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »
Montaigne