*Bon marché* – Stéphanie Michaud
Dans les allées d’une épicerie, Stéphanie Michaud donne voix aux blessures ordinaires de femmes qui avancent sans bruit. *Bon Marché* révèle ce qui se cache derrière les gestes les plus quotidiens.
Dans les allées d’une épicerie, Stéphanie Michaud donne voix aux blessures ordinaires de femmes qui avancent sans bruit. *Bon Marché* révèle ce qui se cache derrière les gestes les plus quotidiens.
Rassemblant les voix de jeunes francophones issus de l’immigration, *Je suis Canadien.ne, originaire de… c’est compliqué!* interroge l’identité comme expérience plurielle et mouvante. À travers des récits intimes et lucides, le collectif explore l’exil, l’héritage et l’appartenance, et propose une réflexion profonde sur ce que signifie se construire entre plusieurs cultures sans se fragmenter.
Et si le silence éditorial devenait matière à littérature ? Dans *Nue devant des fantômes*, Nathalie Fredette transforme les refus, l’indifférence et l’absence de réponse en un dispositif épistolaire singulier, où l’écriture sert à la fois de catharsis et de critique. À mi-chemin entre l’essai et la fiction, ce texte lucide interroge la place de l’écrivain dans un milieu dominé par des logiques économiques souvent incompatibles avec le geste littéraire, et affirme, malgré tout, la nécessité d’écrire face à l’effacement.
Comment penser la violence quand elle ne relève plus de l’exception, mais de la répétition ? Dans **Les bestioles**, Hala Moughanie nous confronte à une conscience meurtrie par l’explosion du port de Beyrouth, où la sidération, l’ironie et la lucidité se mêlent jusqu’à frôler la folie. À travers une voix qui doute, accuse et se souvient, le roman interroge ce que signifie rester humain dans un monde où la guerre, visible ou sourde, s’est installée comme horizon permanent. Entre mémoire traumatique et pensée critique, ce texte oblige à repenser la paix, la normalité et la survie même de l’éthique face à la violence.
Inspiré d’un fait réel tragique, **Cette mort qui n’était pas la leur** de Marie‑Célie Agnant explore, par une écriture à la fois poétique et combative, les mécanismes de la violence raciste et de l’inégalité des vies. À travers le deuil, l’amitié et la mémoire, le roman affirme la nécessité d’écrire pour tenir, témoigner et refuser l’effacement de celles et ceux dont la mort dérange l’ordre social.
En 1942, pendant que l’Europe s’embrase, un prince africain négocie dans l’ombre, élégant, rusé, privé de royaume mais jamais de souveraineté. Avec **Faites vos jeux, rien ne va plus**…, Didier Leclair fait entrer la mémoire coloniale sur la scène du polar historique et bouscule notre manière de raconter la guerre.
On croit poser une question simple. Mais « Tu viens d’où ? » ouvre souvent une brèche : celle des identités multiples, des héritages entremêlés, des vies qui refusent de se laisser réduire à une seule origine.
Que peut relier une histoire d’amour née sur internet, un féticheur capable de « multiplier » l’argent d’une quête et une femme réincarnée en taupe qui cherche à sortir de sa tombe ? Dans Kidal, recueil de six nouvelles, Myrtille Akofa HAHO explore ces situations improbables pour sonder une question simple et vertigineuse : comment l’être humain navigue-t-il entre croyance, désir et réalité ?
Comme un film en quatre actes, Le bouton déroule la vie de Denys sous la lumière crue de l’histoire ukrainienne. Entre les montagnes, les studios moscovites et les rivages du Monténégro, Irène Rozdoboudko met en scène une passion qui dépasse la raison et finit par dévorer tout ce qu’elle touche.
Comment être femme dans une société qui réduit la féminité à l’obéissance ? C’est à cette question douloureuse que répond Ndèye Coumba Bâ dans Tourments des fleurs, roman polyphonique où Anna, Yaye Rama et Ngoné incarnent les multiples visages d’une lutte pour la reconnaissance.