Alzheimer et spiritualité -Benoît Lacroix

Dans son livre, Alzheimer et spiritualité, Benoît Lacroix propose de repenser la relation entre l’Alzheimer et la spiritualité en tenant compte de l’idée de dignité humaine et du principe de l’amour. S’inspirant de l’expérience professionnelle de Marie Gendron, initiatrice du projet Baluchon Alzheimer, et de son équipe, Lacroix dresse les grandes lignes d’une spiritualité comme base pour soutenir les personnes qui accompagnent et aident les personnes atteintes d’Alzheimer.

Veilleurs de nuit : une question de dignité

La thèse principale, défendue par Benoît Lacroix, est que la vie doit être conçue de manière à considérer toutes les personnes, indépendamment de leur état de santé, avec une dignité inébranlable. Il défend l’idée selon laquelle la dignité humaine n’est pas une abstraction, mais se fonde sur un ensemble d’aptitudes et de dispositions permettant de reconnaître certaines valeurs et d’aller à la rencontre de l’autre. Sont évoqués entre autres, les sentiments, les sensibilités, les perceptions, la conscience ou l’absence de conscience, l’expression, la contemplation, etc. Ces aptitudes ou dispositions impliquent un respect de l’autre, voire une sollicitude soutenue. Plus précisément, Lacroix propose : « Les êtres aux prises avec l’Alzheimer, quelle que soit la gravité de leur handicap, restent des êtres humains. Il nous appartient de respecter le mystère de leur étrange existence »[2]. Le respect de la dignité, précise-t-il, est une, sinon la prérogative de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ce principe, selon lui, devrait être la base de notre relation avec les personnes atteintes d’Alzheimer, notamment lorsque nous les accompagnons. Cet accompagnement s’inscrit donc dans un ethos de solidarité, se manifestant par la patience, le respect et l’attention.

Le cœur de la spiritualité ou la mission domestique

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »[6]

Accompagnement des personnes atteintes d’Alzheimer : Pistes à partir du témoignage de Denise Lallich[12]

Aux yeux de Denise Lallich,

L’abandon-confiance[15]

Alzheimer et accompagnement spirituel


[1] Benoit Lacroix, Alzheimer et spiritualité, Montréal, Fides, p. 9.

[2] Ibidem, p. 14.

[3] Ibid., p. 25.

[4] Ibid.

[5]  Ibid.

[6] Matthieu 22, 36.

[7] Ibid. 22, 37-40

[8] [8] https://www.baluchonrepit.com/

[9] Benoît Lacroix, Op. cit., p » 28.

[10] Ibid., p.28-29.

[11] Benoît Lacroix, Op. cit., p. 30

[12] Denise Lallich (1924-2020) est une résistante française. Son mari meurt le 28 octobre 1991 après avoir été atteint durant 15 années de la maladie d’Alzheimer. Denise Domenach-Lallich participe à la fondation de l’association Rhône-Alzheimer dont elle est vice-présidente pendant dix ans. Elle publie des articles relatifs au grand âge.

[13] Benoît Lacroix, Op. cit., p. 30 p. 47.

[14] Ibid., p. 51.

[16] Benoît Lacroix, Op. cit., p. 30

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimeriez lire également:

Davina APUA – Quand une femme transforme sa lumière en refuge

Actrice congolaise, mère de deux enfants et fondatrice de Namour Agency, Davina APUA s’impose comme une figure montante du leadership féminin africain. Entre cinéma, engagement social et entrepreneuriat culturel, elle construit une trajectoire où la visibilité devient un outil d’impact plutôt qu’un simple capital symbolique.

Lire plus

« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »

Publicité

un Cabinet de conseil juridique et fiscal basé à Ouagadougou au Burkina Faso

Devis gratuit