
La doublure de mes jambes : Andrée-Anne Bergeron
Avec ce recueil, Andrée-Anne Bergeron explore la collision entre l’intime et le monde, offrant une poésie où le corps devient à la fois champ de bataille, refuge et instrument de reconquête.

Avec ce recueil, Andrée-Anne Bergeron explore la collision entre l’intime et le monde, offrant une poésie où le corps devient à la fois champ de bataille, refuge et instrument de reconquête.

Dans Entre miel et fiel, Didier Leclair écrit comme on respire après une longue absence : avec urgence, avec tendresse, avec cette brûlure qui naît de l’exil et de l’amour. Ses poèmes sont des éclats d’âme, des fragments de lumière et d’ombre qui invitent le lecteur à ressentir avant de comprendre.

Le père est mort, mais sa présence brûle encore. Dans la lumière blanche du Sud, la narratrice découvre que certaines étoiles continuent d’éclairer même après leur extinction — et que leur éclat peut être aussi dévastateur que leur ombre.

« Tu es une autre mère. Une autre Anne. » Cette phrase d’Anne Peyrouse résonne comme un aveu : dans « Anne Hébert, si tu veillais ma tristesse », l’écrivaine s’invente une double filiation. Face à la perte de sa mère Nicole, elle adopte Anne Hébert comme mère littéraire. Un livre-cicatrice qui explore cette hybridité troublante entre deuil et création, entre chair et fiction.

Dans La fatigue de la haine, Daniel Guénette explore cette zone crépusculaire où la beauté du monde côtoie sa destruction annoncée. Entre célébration fragile et désarroi lucide, ce recueil poétique interroge notre époque avec la délicatesse d’un observateur qui refuse autant la complaisance que le désespoir. À l’heure où les idéaux s’effritent et où les consciences semblent engourdies, le poète propose une méditation élégiaque sur ce qui demeure encore à sauver de l’émerveillement.

Il arrive que la poésie n’adoucisse rien. Qu’elle creuse au contraire, avec une précision d’orfèvre, les entailles de l’enfance, les failles du langage et les silences de l’Histoire. Dans Trop d’enfants sur la Terre, Paul Chanel Malenfant ne cherche ni la consolation ni l’absolution. Il orchestre plutôt un chant grave et sensuel, hanté par la mémoire et traversé de voix — celles des enfants disparus, des poètes aimés, des douleurs tues. Ce recueil, à la fois intime et érudit, tisse une constellation d’échos pour dire ce que vivre coûte, et ce que la beauté sauve.

Le titre Rupture et avènement résume toute la dynamique du recueil : entre effondrement et élévation, il désigne ce point critique où l’humain bascule de l’ombre vers la lumière. On y lit à la fois la douleur d’un monde fragmenté et l’espérance d’une conscience renouvelée, unifiée, cosmique.
La quatrième de couverture évoque un « cri d’espoir dans le désespoir d’être ». Ce souffle paradoxal évoque Paul Éluard ou René Char, poètes de la lucidité traversée d’espérance. La voix de Lélia Young se place dans la continuité de cette poésie qui ne nie ni la chute ni la lumière, un chant à la fois mystique et cosmologique, proche de Saint-John Perse, Césaire ou Novalis.

Il y a deux ans, Francis Bélime publiait « Déraciné », une œuvre poétique dans laquelle il partageait sa vie heureuse d’homme déraciné, tirant le meilleur de deux cultures. Cette année, avec toujours les illustrations de sa fille Noémie Bélime, ses mots, à travers « Derrière les masques », relatent son expérience de la pandémie de Covid-19. Ensemble, Francis et Noémie montrent qu’au-delà de la pandémie ou de toute autre catastrophe, l’amour et l’espoir demeurent des piliers essentiels. Nathasha Pemba est allée à leur rencontre.

Essai La société de provocation Dahlia Namian Pendant que l’on contraint les migrants à errer dans des camps ou à sombrer dans la mer, des traders de bitcoin et des pirates libertariens perfectionnent l’art de la fuite et se réfugient sur leurs mégayachts, leurs îles artificielles, voire dans des fusées à l’allure phallique. Tandis que

La trajectoire littéraire d’Ouellette s’est étendue sur plusieurs décennies, au cours desquelles il a enrichi le monde de la poésie, des essais et des critiques à travers une pléthore d’œuvres. Son écriture, souvent ancrée dans les thématiques de l’identité, de la langue et de la condition humaine, a profondément captivé les lecteurs. Impliqué dans divers mouvements culturels et artistiques au Québec, il a activement contribué à l’épanouissement de la scène littéraire de cette province, en la nourrissant de sa vision et de son engagement. La lecture de son dernier recueil, « Vers l’embellie », a suscité un vif intérêt, témoignant de son pouvoir évocateur et de sa pertinence continue dans le paysage littéraire contemporain.
« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »
Montaigne