
« Tu viens d’où ? » de Maïka Sondarjee
On croit poser une question simple. Mais « Tu viens d’où ? » ouvre souvent une brèche : celle des identités multiples, des héritages entremêlés, des vies qui refusent de se laisser réduire à une seule origine.

On croit poser une question simple. Mais « Tu viens d’où ? » ouvre souvent une brèche : celle des identités multiples, des héritages entremêlés, des vies qui refusent de se laisser réduire à une seule origine.

Danielle Dussault, écrivaine, enseignante de littérature et figure marquante du paysage littéraire québécois, nous présente ici son premier essai-fiction. Elle y explore avec passion l’univers de Kafka, notamment à travers l’expérience vécue par Milena, mais aussi à travers la sienne. Deux femmes, deux époques, se rencontrent pour offrir au lecteur une expérience littéraire d’une grande intensité, marquée par la vérité, l’intimité, la pureté et l’élégance.

« Nous étions tous portés par un rêve… » Cette phrase de Frantz Voltaire résonne comme un leitmotiv à travers ses entretiens avec Sarah Martinez. Un rêve de justice pour Haïti, première nation à abolir l’esclavage, un rêve qui a survécu à la dictature, à l’exil, à la prison et à la torture. C’est ce fil rouge qui transforme Un étranger de l’intérieur en bien plus qu’un simple récit autobiographique.

« Ma terre promise est un lieu d’indétermination. » Cette phrase de Régine Robin, comme jetée au détour d’une conversation, porte en elle tout un monde : celui d’une intellectuelle qui a fait de l’entre-deux sa patrie véritable. Dans Les ombres de la mémoire, recueil d’entretiens menés par Stéphane Lépine peu avant sa disparition en 2021, on retrouve intacte cette voix singulière qui savait transformer l’exil en poste d’observation.

Il aura fallu des décennies de douleurs inexpliquées, de crises somatiques et de malaises diffus pour que Patrick C. Goujon comprenne enfin ce que son corps tentait de lui dire. Dans Prière de ne pas abuser, le jésuite et théologien livre un récit d’une rare pudeur sur la résurgence d’un trauma d’enfance – l’agression sexuelle subie de la part d’un prêtre. Entre mémoire fragmentée et reconstruction identitaire, entre foi ébranlée et parole retrouvée, ce livre bouleversant interroge nos silences et nos dénis avec une lucidité implacable.

«L’histoire d’Anne a tempera» de Fabienne Roques se présente comme un objet littéraire hybride et performatif. Mêlant texte, peinture, photo, danse et mémoire, ce livre-événement explore le destin d’une femme française vivant en Algérie pendant la Seconde Guerre mondiale. À travers une narration éclatée, sensorielle et résolument poétique, Roques livre une enquête intime sur le refoulé familial, sur les effets délétères de l’histoire coloniale, et sur l’art comme forme d’exhumation du silence.

En ces temps où des débats houleux sur les restitutions des objets, objets constitués entre autres choses de nombreux masques, autrefois subtilisés aux peuples africains par le colonisateur vont bon train, Dzŭbàŋ choisit de livrer au public un livre qu’il nomme Le bal des masques. Choix opportuniste ou stratégique ?

Fort de ses recherches en droit et en politique, Frédéric Bérard s’attaque dans cet essai à la bêtise contemporaine dans la gestion des affaires publiques. Selon lui, bien que les scientifiques débattent de la possible diminution de notre quotient intellectuel collectif, il est indéniable que la bêtise est de plus en plus visible et influente, envahissant les réseaux sociaux et les sphères politiques. Dans La bêtise insiste toujours, Bérard critique la bêtise sous diverses formes, des projets industriels controversés aux théories du complot et au déni du racisme systémique.

Dans le vaste panorama de la littérature africaine, Nadia Origo se distingue comme une figure polymorphe, naviguant avec aisance à travers les multiples facettes de l’écriture. Sa trajectoire tant académique que professionnelle reflète un éclectisme rare, où elle s’illustre tantôt en poésie, tantôt en prose romanesque, et encore en tant qu’essayiste éclairée. Mais ce qui

Bill Kouélany, artiste plasticienne originaire de la République du Congo, est la première Africaine subsaharienne à exposer à la Documenta de Kassel en 2007. Lauréate du Prix Prince Claus en 2019, elle est la directrice artistique de « Les Ateliers Sahm », un espace pluridisciplinaire qu’elle a créé pour les jeunes artistes en 2012, à Brazzaville. Elle publie Kipiala ou la rage d’être soi en 2021, aux Éditions Les Avrils, après ses pièces de théâtre Cafard, cafarde (2003) et Peut-être (2007).
« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »
Montaigne