Littératures

« Rupture et avènement » de Lélia Young : une poésie de fracture et de lumière

Le titre Rupture et avènement résume toute la dynamique du recueil : entre effondrement et élévation, il désigne ce point critique où l’humain bascule de l’ombre vers la lumière. On y lit à la fois la douleur d’un monde fragmenté et l’espérance d’une conscience renouvelée, unifiée, cosmique.

La quatrième de couverture évoque un « cri d’espoir dans le désespoir d’être ». Ce souffle paradoxal évoque Paul Éluard ou René Char, poètes de la lucidité traversée d’espérance. La voix de Lélia Young se place dans la continuité de cette poésie qui ne nie ni la chute ni la lumière, un chant à la fois mystique et cosmologique, proche de Saint-John Perse, Césaire ou Novalis.

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« Les Zigzags du destin » de Melchior Mbonimpa : l’exil entre désillusion et dignité

Comme l’indique le titre du recueil, « Les Zigzags du destin » explore les détours imprévus et souvent douloureux que prend la vie humaine, en particulier celle des migrants africains en Occident. La quatrième de couverture souligne que les personnages sont « expatriés pour la plupart, qui se sont laissé conduire et éconduire par la vie », insistant sur l’idée de perte de contrôle et d’adaptation forcée.
La dimension tragique du choix, imposé ou assumé, traverse l’ensemble du recueil. Chaque nouvelle illustre une collision entre espoir et réalité, modernité et tradition, liberté et contrainte. Le destin n’est pas linéaire. Il est brisé, erratique, parfois cruel.

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La Nuit de Hallnaut Engouang : un roman de la perversion sociale

Le choix du titre La Nuit est hautement symbolique. Plus qu’un simple décor, elle devient un espace moralement obscur, où se nouent les drames et se scellent les pactes. C’est la nuit des actes inavouables, du secret et du sacrifice. Chez Engouang, elle prend une dimension presque mythique, enveloppant les personnages d’un voile d’opacité et de vertige.

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« Parcelle à vendre » d’Arian Samba : roman tragi-comique d’un rêve qui s’effondre

Avec Parcelle à vendre, l’écrivain congolais Arian Samba signe un roman au ton aigre-doux, oscillant entre farce politique, satire sociale et chronique interculturelle. À travers l’histoire d’un couple mixte, une Européenne paléontologue et un Congolais de la diaspora, venu à Brazzaville pour construire un pied-à-terre en vue de recherches scientifiques, l’auteur livre une critique aussi mordante que lucide du chaos foncier dans une société où corruption, gangstérisme ordinaire et absurdité administrative s’entrelacent au quotidien. Ce roman à la fois drôle, inquiétant et révélateur interroge autant les illusions de la diaspora que les tensions structurelles d’un pays où la terre, au lieu d’être un socle, devient un gouffre.

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« Mille poèmes pour habiter l’existence » – Sandy Larose

La première impression qui me vient en ouvrant le recueil de Sandy est celle d’un manifeste. Non pas un manifeste politique, mais un manifeste poétique d’une intensité rare, qui cherche à embrasser la Totalité. Le « poème-fleuve », forme adoptée ici, épouse parfaitement l’ambition de l’auteur : saisir la totalité de l’expérience humaine, jusque dans ses contradictions les plus aiguës. Ce recueil, présenté comme une suite de « mille poèmes », déploie en réalité un souffle unique, une longue respiration lyrique, continue, qui traverse les paysages de la souffrance et de l’espérance avec une acuité égale.

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Joséphine Bacon ou la fierté d’être innue

Joséphine Bacon fait partie de ceux qui attisent ardemment le feu mémoriel de la culture innue au Canada, au regard de son aura ainsi que de sa notoriété. À travers ses films, ses livres, ses enseignements et autres actions qu’elle mène de manière permanente, elle s’est fait l’ambassadrice naturelle de cette communauté autochtone dont l’histoire mérite d’être davantage connue, notamment par les nouvelles générations.

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« Elles » de Pier Courville

« Elles », de Pier Courville, n’est pas un simple recueil littéraire. C’est un miroir brisé tendu au visage de nos sociétés. À travers une série de textes courts, incisifs, l’autrice fragmente le corps féminin pour mieux révéler les violences invisibles qui le traversent. Ce n’est pas un cri de rage, mais un souffle coupé, celui d’une parole lucide, froide, maîtrisée, qui dit l’infra-violence, celle qui use et détruit sans bruit.

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« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »

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