littérature francophone

« Les entrailles – Objets dramatiques » de Claude Gauvreau

Les entrailles – Objets dramatiques est bien plus qu’un simple recueil de textes : c’est une résurrection. Pensé de longue date par Claude Gauvreau, figure emblématique de l’avant-garde québécoise et pionnier de l’automatisme, cet ouvrage n’avait jamais vu le jour tel qu’il l’avait imaginé. Ce n’est qu’en 2023, grâce au travail rigoureux de Thierry Bissonnette, écrivain et chercheur passionné de l’œuvre gauvréenne, que le projet original a pu enfin se matérialiser.

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« Hors de soi » : un recueil sur l’exil intérieur et social

Le recueil Hors de soi rassemble sept nouvelles écrites par des auteur.e.s aux horizons divers. Il s’agit d’un collectif littéraire profondément ancré dans les réalités contemporaines, mais aussi traversé par des dimensions rêvées, dystopiques ou symboliques. Chaque nouvelle explore un déplacement : géographique, identitaire, culturel ou psychique. Le titre lui-même, Hors de soi, annonce un double mouvement : sortir de soi-même (dépasser ses propres limites) mais aussi être mis hors de soi par les violences du monde, les exclusions, ou les ruptures familiales et sociales.

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Miss Littérature Afrique 2025 : une victoire pour la « beauté intellectuelle »

Créé en 2016 par l’écrivaine et journaliste béninoise Carmen Fifamè Toudonou, le concours Miss Littérature valorise l’intelligence, la plume et l’engagement des jeunes femmes africaines. Contrairement aux concours de beauté traditionnels, il ne repose sur aucun critère physique, hormis l’âge (18 à 24 ans). Organisé tous les deux ans dans plusieurs pays d’Afrique francophone, l’événement culmine par une grande finale continentale à Cotonou, au Bénin.

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« Les Zigzags du destin » de Melchior Mbonimpa : l’exil entre désillusion et dignité

Comme l’indique le titre du recueil, « Les Zigzags du destin » explore les détours imprévus et souvent douloureux que prend la vie humaine, en particulier celle des migrants africains en Occident. La quatrième de couverture souligne que les personnages sont « expatriés pour la plupart, qui se sont laissé conduire et éconduire par la vie », insistant sur l’idée de perte de contrôle et d’adaptation forcée.
La dimension tragique du choix, imposé ou assumé, traverse l’ensemble du recueil. Chaque nouvelle illustre une collision entre espoir et réalité, modernité et tradition, liberté et contrainte. Le destin n’est pas linéaire. Il est brisé, erratique, parfois cruel.

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Devenir Margot : Quand l’amour réinvente la présence

Et si aimer, c’était accepter de disparaître dans les souvenirs d’un autre ? Dans Devenir Margot, Marika Lhoumeau raconte la métamorphose inattendue d’une fille en personnage, lorsque son père atteint de démence ne la reconnaît plus que sous les traits de Margot, son amour d’enfance. Ce récit fragmenté, à la fois intime et lucide, questionne la mémoire, l’identité et la présence réelle au cœur d’un lien filial bouleversé. En devenant Margot, l’autrice ne fuit pas la perte : elle l’habite, la performe, et y trouve une forme radicale de fidélité.

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Un album de plages : mémoire, mer et murmures – Louis-Philippe Hébert et Diane Paquin

Il existe des livres qu’on ne lit pas simplement avec les yeux, mais avec les doigts, les oreilles, la peau, la mémoire. Un album de plages, fruit de la collaboration entre le poète Louis-Philippe Hébert et la photographe Diane Paquin, est de ceux-là. Récompensé par le Grand prix du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, ce livre hybride, à mi-chemin entre la poésie et le carnet de voyage visuel, nous transporte bien au-delà des rivages du Maine qu’il évoque.

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La Nuit de Hallnaut Engouang : un roman de la perversion sociale

Le choix du titre La Nuit est hautement symbolique. Plus qu’un simple décor, elle devient un espace moralement obscur, où se nouent les drames et se scellent les pactes. C’est la nuit des actes inavouables, du secret et du sacrifice. Chez Engouang, elle prend une dimension presque mythique, enveloppant les personnages d’un voile d’opacité et de vertige.

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« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »

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