Rita Amabili : ce que l’on porte de culture et de racines doit forcément s’épanouir un jour pour que notre être profond se reconnaisse

Rita Amabili est la fille d’un immigré italien. Benjamine d’une fratrie de quatre filles, elle est née à Montréal le 15 décembre 1954. À côté de son travail d’infirmière qu’elle a exercé durant plusieurs années, Rita Amabili est coache en spiritualité, conférencière et auteure de plusieurs livres qui reposent sur l’amour de l’Autre et la solidarité entre les hommes et les femmes. Également présidente fondatrice des Éditions Guido Amabili, elle a exploré divers genres littéraires. Elle a notamment publié des livres pour enfants, de la poésie, des pièces de théâtre, des romans historiques et des essais dont certains sont aussi disponibles en italien, en anglais.

Bonjour Rita Amabili-Rivet, nous vous souhaitons la bienvenue dans le Magazine OU’TAM’SI.

Je suis honorée de cette invitation.

Vous êtes née à Saint-Henri, un quartier ouvrier de Montréal. Comment votre père, originaire d’Italie, arrive-t-il au Canada ?

C’est une longue histoire. À la fin de la Première Guerre Mondiale, l’Italie est à genoux au point de vue économique. Au point de vue humain, dans la région semi-rurale des Marches d’où ma famille est originaire, la situation est dramatique. La terre ne produit pas assez, les cultivateurs qui travaillent pour des propriétaires terriens se retrouvent appauvris et les familles souffrent.

On entend dire que certains partent pour l’Amérique et mon grand-père n’étant pas un aventurier, décide de tenter l’aventure en 1921. Mon père, ma nonna (grand-mère) et mon oncle le rejoignent en 1925. Tous ont fait le long voyage de trois semaines environ, par bateau, dans la cale, en étant rationnés. Ils arrivaient à Halifax, devaient prendre le train jusqu’à la Gare Centrale de Montréal et de là se diriger vers l’endroit où ils désiraient aller.

Il y avait déjà une petite communauté d’Italiens à Saint-Henri et c’est dans ce quartier que vivait mon grand-père.

Et la rencontre avec votre mère, comment se fit-elle ?

Mon père, son frère et ses parents demeuraient à côté d’une famille italienne dont la maman avait une amie francophone qu’elle trouvait assez bien pour la présenter à son nouveau voisin !

Mon père et ma mère se sont rencontrés et ont accepté de mêler leurs cultures différentes pour en faire une famille qui a duré leur vie entière.

On sait que vous êtes infirmière de formation et vous avez une maîtrise en théologie. Mais avant, est-ce que vous pouvez nous parler de votre parcours scolaire et académique ?

J’ai eu un parcours normal : primaire, secondaire, CÉGEP en techniques infirmières. Je savais depuis toute petite que je voulais soigner les gens, les accompagner dans leurs maladies, alors il allait de soi que je fasse ce cours.

J’étais une jeune fille un peu timide, mais je bouillais à l’intérieur de moi. J’avais envie de rêver, de faire la fête et de communiquer. Jeune adulte, je suis allée en Italie et j’ai aimé retrouver là une partie de ce qui était enfoui en moi. Je crois que ce que l’on porte de culture et de racines doit forcément s’épanouir un jour pour que notre être profond se reconnaisse.

Vous décidez de faire une formation d’infirmière. Un appel de la vocation ? Comment s’est fait le choix ?

En fait, je ne le sais pas exactement. D’aussi loin que je me souvienne, je voulais être infirmière. J’ai le rêve tenace. Comme je vous l’ai dit plus haut, je rêvais de cela. Ça me paraissait l’idéal de soigner des gens, d’être attentive à eux, de les aider. Durant mon enfance, ma mère m’a acheté plusieurs fois la mallette d’enfants avec la coiffe d’infirmière en plastique, je sentais que ça m’allait bien ! 

Qu’est-ce qui vous motive à faire une formation en théologie ?

Je suis une petite Italienne, donc élevée dans la religion catholique dans laquelle je suis souvent impliquée au niveau paroissial et diocésain. Lorsque je deviens adulte, les contradictions, les défenses, les dogmes, la place des femmes ainsi que de certains exclus, et bien d’autres aberrations de l’Église catholique finissent par me heurter de façon importante. Je me donne deux choix : jeter le bébé avec l’eau du bain ou aller au fond des choses. Je choisis donc la seconde solution et je me retrouve à l’université à 42 ans cherchant à en apprendre plus sur Jésus de Nazareth et sur l’histoire des femmes puisque de tout temps elles ont été les oubliées de l’histoire. J’ai une famille, un travail de romancière et d’agente de pastorale ; je commence donc à temps partiel.

En tant que femme, quels sont les défis auxquels vous avez été confrontées, étant donné que les études de théologie sont moins sollicitées par les femmes ?

Les femmes sont nombreuses dans ces cours au contraire. Elles s’efforcent de trouver une place qu’elles n’ont jamais eue. Comme moi, elles cherchent des avenues non exploitées par l’Église catholique ; elles étudient pour trouver leur chemin, leur lumière, leurs vérités. Étudier en théologie déstabilise en détruisant de vieux appris sur lesquels on s’appuie sans être allés au fond des choses. C’est probablement là le premier défi majeur : accepter que l’on déconstruise des certitudes en les remplaçant par des questions à développement.

Nous avons souvent appris des broutilles : qui était Jésus de Nazareth ? Un grand blond aux yeux bleus tenant un gentil mouton blanc dans ses mains aux longs doigts ? Non, Jésus était un homme pacifique, mais révolutionnaire. Il vivait plus comme un itinérant que comme un homme de bonne famille. Il dérangeait. Il allait à l’encontre des autorités religieuses et civiles. Il prenait le parti des pauvres, et on peut dire que soumises comme elles l’étaient, les femmes étaient trop souvent parmi les êtres qui demeuraient dans une cruelle nécessité de bien des façons.

Que signifie être coache en spiritualité et comment menez-vous ce travail au quotidien ?

En bref, je reçois des gens qui veulent en connaitre plus sur la foi, sur le christianisme, qui désirent cheminer dans leur vie spirituelle. Ceci est un travail que j’aime énormément parce que je crois qu’en éliminant les couleuvres que l’on a apprises, la paix et l’amour viennent plus facilement à l’intérieur de soi. Notre statut d’adulte nous a fait avancer dans la vie tout en rejetant les enfantillages, mais curieusement, nous avons souvent de la difficulté à faire le même ménage dans ce que nous avons appris sur Dieu(e).

Voilà pourquoi l’autre partie de mon travail est la vulgarisation. La théologie me passionne et en découvrant des voies pour l’interpréter, j’ai pensé que si je réunissais mes connaissances universitaires et ma pratique de romancière, je pourrais allier des récits et faire comprendre ce qui n’a pas été dit publiquement. Bien entendu, mes romans tournent autour des femmes, ils sont définitivement féministes parce qu’ils sont avec les exclus. Historiquement, ils se situent dans des époques précises : les débuts de l’ère chrétienne, le temps médiéval et le temps présent.

Finalement, être infirmière et coache spirituelle sont liés parce que vous jouez quasiment le même rôle pour chacune des deux activités, celui de contribuer au salut de l’humain…

Le salut, je ne sais pas. Ce que je recherche est d’apaiser les peines ; d’améliorer les situations troubles dans lesquelles l’être humain se retrouve parfois ; d’ouvrir les valves de la spiritualité tout en repoussant l’étroitesse, la culpabilité, l’intolérance pour nous et pour l’autre. Tout en laissant place à l’amour, on en parle beaucoup de l’amour et plus on en parle, plus il en manque dans notre société.

Rita Amabili, depuis quand écrivez-vous ?

J’avais 11 ans lorsque j’ai débuté… Le journal intime, la poésie… Je n’ai jamais arrêté.

Cette question, vous allez sans doute la reconnaître : « Pourquoi écrire ? »

Un chanteur italien, Massimo Ranieri, dit : je chante parce que je ne sais pas nager. Ça m’a fait bien rire.

Moi, je ne sais pas nager non plus, mais j’écris pour partager l’amour, accompagner ceux qui souffrent, expliquer à ceux qui ne comprennent pas. Dire la peine de l’autre, encourager à la solidarité, parler de compassion, bercer.

Je crois que la planète a besoin d’être bercée, cajolée pour oublier le sang que l’on y fait volontairement couler, pour oublier le mal, la guerre, la peur, la douleur.

J’écris pour parler d’amour, de mains tendues, de bras ouverts ; pour donner du sens à ceux qui en manquent, pour me faire tendresse au cours des lignes où est posée mon histoire, mon texte ou ma poésie.

J’écris pour changer le monde comme vous, contribuer à le renouveler au quotidien, par votre ouverture, votre accueil, votre gentillesse. Je pense que nous avons tous la tâche d’améliorer notre coin de vie par nos qualités et nos capacités.

Vous commencez à publier des livres pour enfants. On peut citer entre autres : Un Bourgeon deviendra famille (que vous avez écrit pour l’Office de la famille de Montréal) ; Voyage sur Angélica (publié lors du dixième anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants) ; Les Anges d’Angélica autour de mon pays et tout récemment AZAG et les enfants. Pourquoi ce choix de la littérature pour la jeunesse ?

« Un bourgeon deviendra famille » était de petites mises en scène pour aider les familles, pour encourager les échanges verbaux.

« Voyage sur Angélica » est mon premier livre d’enfants. Comme le second « Les anges d’Angélica autour de mon pays », tous les deux racontent une histoire fantaisiste tout en enseignant les injustices qu’expérimentent les enfants dans le monde. Les enfants sont intéressés à apprendre la vérité. Ils aspirent naturellement à la solidarité. Il ne s’agit pas de les traumatiser, il y a toujours des aventures cocasses dans mes livres. Le but est de les conscientiser pour établir une chaîne de compassion. Si je vous dis que je souffre, vous n’aurez peut-être pas de solution magique, mais je saurai que vous pensez à moi et cela brisera ma solitude.

« AZAG et les enfants » que j’ai publié aussi en anglais et en italien raconte le quotidien des enfants de Gaza. Le problème de Gaza selon moi, c’est que la situation des enfants n’est pas connue. Ils sont ghettoïsés, risquent la prison, le viol, le meurtre et leur vie de famille demeure précaire puisque les oppresseurs ont droit de vie ou de mort sur chacun de ses membres. Dans l’histoire d’AZAG comme dans la vie de Gaza, les jeunes sont isolés et la planète entière en est inconsciente alors ils se servent des réseaux sociaux pour communiquer et ainsi, d’autres drames, d’autres solitudes se font entendre. Ils élaborent un mouvement de solidarité.   

Êtes-vous satisfaite de la réception de ces livres par les plus jeunes ?

AZAG a été plus difficile à faire lever. Le sujet, le fait que je ne pouvais pas faire mes animations dans les écoles ou mes conférences pour adultes à cause de la pandémie…

Parlez-nous de vos recueils de poésie : La Force de l’amour (Editions Guido Amabili, 1999) et Un Fil poétique qui paraît en 6 tomes en 2007, toujours aux Éditions Guido Amabili.

Je suis une poète depuis mes débuts. Je suis d’ailleurs inscrite dans le Dictionnaire Guérin des poètes d’ici, mais pour me garder humble, dans la première édition, il y a une grosse faute dans mon nom de famille !

« La Force de l’amour » est une envolée poétique que j’ai faite avec une artiste en arts visuels. On associait une peinture avec une poésie ou vice versa !

Quant à mes 6 tomes de « Un fil poétique », je les ai publiés pour préserver mes droits d’auteure puisque des poèmes sur une feuille, c’est toujours facile à égarer.

Vos pièces de théâtre ont été écrites, pour la plupart, pour des organisations à caractères social et humanitaire. Vous y parlez des questions liées au Sida, à l’homosexualité, à la pauvreté notamment. Une manière de « corriger les mœurs en riant » ?

Je ne fais plus de pièces de théâtre, mais dans mes débuts, j’ai beaucoup aimé. J’avais fait un peu de mise en scène et cela me servait. Le but était d’enseigner. Par exemple, pour l’homosexualité et le sida, la pièce « L’Arbre Humain » a été écrite pour un ami homosexuel qui sentait douloureusement le poids du jugement sociétal. C’était bien sûr avant les années 90.

Concernant la pauvreté, aider des organismes à caractère social en impliquant des adolescents par exemple, ou un groupe d’adultes spécifiques a été très touchant, très prenant aussi, mais agréablement humain. Une façon d’échanger, de faire sortir de l’autre des capacités qu’il ne connaissait pas et pour lesquelles il devient fier de lui. C’est si facile parfois de se dénigrer. On finissait par présenter un produit fini imparfait, mais tellement plein d’efforts et de bonne volonté que la fierté se sentait, éclatait et c’était très bon.

Vous publiez votre premier roman, Guido, le roman d’un immigrant en 2004. Dans ce roman historique, la narratrice nommée Mia raconte l’histoire de son père Guido, un jardinier italien qui immigre au Canada en 1925 et doit faire face avec sa famille à certaines réalités liées à l’immigration : apprendre la langue, le racisme, la recherche du pain quotidien entre autres. Ce texte serait-il une occasion de revisiter votre histoire et celle de votre famille ?

Ce roman historique a été écrit après la mort de mon père en 1989. Je m’étais dit naïvement que personne n’écrirait sur l’immigration italienne au Canada. J’ai fait une pièce de théâtre sur le sujet et ensuite, je me suis mise à la tâche pour le travail long. « Guido, le roman d’un immigrant » c’est l’histoire de mon père mais également celle de centaines de milliers d’Italiens qui ont vécu cette expérience ardue. Plus encore, lorsque j’ai fait des conférences sur le sujet, j’ai été surprise de constater que mon récit touchait toutes les personnes qui avaient connu l’immigration, toutes nationalités confondues ! J’ai vu des gens de toutes nationalités fondre en larmes durant leur lecture. Les réactions sont allées au-delà de toutes mes espérances. Mes recherches m’ont fait retrouver une partie de ma famille en Italie et j’ai pu ensuite présenter la version italienne de mon roman devant les 14 pays de la diaspora italienne. J’ai reçu les armoiries de la région Marches pour l’ensemble de mon travail sur l’immigration !

Partant de vos recherches, pourriez-vous brièvement nous présenter l’histoire de l’immigration italienne au Canada ?

L’immigration italienne débute à la fin du dix-neuvième siècle. L’Italie est pauvre et après la Première Guerre Mondiale, elle ne réussit plus à nourrir son monde, particulièrement dans la région semi-rurale des Marches. Les gens choisissent de partir en désespoir de cause. L’immigration est toujours une déchirure, mais à cette époque où l’on ne sait pas ce qui nous attend, si on survivra au voyage, on laisse les gens, parents, amis, connaissances, pour toujours pour un avenir parfaitement inconnu. Le voyage est pénible et long, mais le Canada, pays jeune, a besoin de travailleurs, d’ouvriers et de manœuvres.

Les Italiens partent parfois en famille et parfois seuls. Mon grand-père a vécu 4 ans au Québec avant de ramasser l’argent nécessaire pour faire venir sa famille.

Vos romans Saffia, femme de Smyrne (2017) ; Marguerite prophète (2014) et La Lingère d’Acquaviva (2019) sont la preuve que vous avez mis vos études de théologie au service de l’écriture romanesque. Vous y parlez de l’apport des femmes dans l’histoire chrétienne. Alors, peut-on savoir, selon vous, la place qu’occupe la femme dans l’histoire du christianisme ?

Avec plaisir, mais nous aurons besoin de plusieurs numéros d’OU’TAM’SI pour en parler !
Sérieusement, je dirais que l’apport des femmes est immense, autant que tous les efforts que l’on a mis au cours des siècles pour le cacher.

Partons seulement de l’ère commune (début de l’ère chrétienne), le mouvement Jésus a remué beaucoup de personnes. Jésus cherchait à relever, redresser, ceux et celles que la vie courbait. Il arrivait dans un monde où la femme n’avait aucun droit, aucune liberté. Elle n’était jamais autonome : dirigée par son père avant le mariage, cela changeait pour le mari ensuite, le beau-père ou le beau-frère dans le cas où elle devenait veuve, etc.

Le message de Jésus est donc doux aux oreilles de ces êtres sans liberté et vus comme inférieurs. Elles se sentent particulièrement rejointes par son enseignement. Comme elles ont la charge de leur maisonnée, ce sont elles qui reçoivent les gens qui se réunissent pour prier puisque les premiers chrétiens se rencontrent dans les maisons au tout début. Elles sont responsables de ceux qui viennent, des achats occurrents, du déroulement.

J’ai cherché à démontrer cette égalité des êtres au cours de mes récits. L’enseignement de Jésus a apporté une compréhension autre que celle de la société en place. L’auteure théologienne Élisabeth Schüssler Fiorenza parle de « disciples égaux ».

C’est véritablement ce qu’étaient ces groupes animés par le message de Jésus au tout début du christianisme. Lorsqu’après l’an 400, les choses se sont gâtées, les femmes ont cherché leur place quand même. Par différents chemins, d’autres manières, elles ont désiré adapter le message de Jésus qui ne demandait qu’à les voir accéder au sens de cet amour extraordinaire dont il parlait et qu’il représentait.

Au regard de votre œuvre, vous êtes présentée comme une théologienne féministe qui s’est adjugé pour mission d’être solidaire à ceux qui souffrent et de donner une lueur d’espoir à ceux qui rêvent d’un monde plus juste et plus humain. Qu’en dites-vous ?

Je dirais plutôt que je crois en Dieu(e). Selon moi, il (elle) est Amour, seulement amour infini et c’est précisément cet amour auquel je crois que je cherche à faire advenir à ma façon imparfaite.

D’autres que moi travaillent à soutenir ceux qui souffrent, ils ont ou non une foi. Je n’ai ni le monopole de l’entraide ni celui de la foi.   

S’il fallait faire un choix entre tous ces genres littéraires que vous avez explorés, lequel viendra en premier ? Et pourquoi ?

Je pense que je choisis la poésie puisqu’avec elle, je peux écrire en prose, en théâtre, en roman. Je saupoudre tous mes textes d’un peu de poésie parfois même sans m’en apercevoir !

Vous êtes la présidente fondatrice des Éditions Guido Amabili. En décidant de devenir également éditrice, auriez-vous un défi que vous teniez à cœur de relever ?

J’ai ouvert les Éditions Guido Amabili parce que je n’en pouvais plus d’attendre des éditeurs alors que le monde littéraire se complique. J’ai créé ces éditions pour me faciliter la tâche même si j’étais consciente que l’autoédition est parfois mal reçue. Il faut faire des choix et j’ai fait celui-là.

Pour sortir, quels sont vos projets pour la suite ?

J’aimerais faire un quatrième roman féministe, mais surtout, mon rêve est d’élaborer une chaîne humaine d’enfants qui souffrent pour qu’ils puissent verbaliser ou écrire leurs peines et s’informer de celles d’ailleurs. Curieusement, mon robot AZAG a le même rêve que moi et nous sommes ouverts à toutes les suggestions !

Rita Amabili, nous vous remercions pour votre disponibilité !

C’était un grand plaisir, merci de votre intérêt !

Par Boris Noah

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